Hervé SERIEYX

Hervé SERIEYX

Pour une mutation du système éducatif [extrait]

C’est à peine croyable quand on y repense. Alors qu’aujourd’hui,en 2035, le MEP – ministère de l’Éducation permanente –, avec ses 35 000 fonctionnaires, est unanimement apprécié et reconnu sur l’ensemble du territoire de la République, il aura fallu attendre les tristes événements de 2024 pour qu’on accepte enfin de remettre en cause son prédécesseur, l’éléphantesque et inefficace ministère de l’Éducation nationale et ses pléthoriques effectifs dignes de l’Armée rouge. Et pourtant, cela faisait des décennies que toutes les études convergeaient vers le même constat : d’année en année, le système scolaire français se révélait de moins en moins capable de comprendre les considérables mutations de la société, d’en tenir compte et d’y répondre, enfermé qu’il était dans la logique autocentrée de ses propres acteurs.

Les principes communs
Aujourd’hui, en 2035, le nouveau système est considérablement décentralisé (et non déconcentré) avec un pilotage régional souple et vivant tenant compte des diversités de chaque territoire et, à Paris, une simple administration, légère, d’animation, de fertilisation croisée des bonnes pratiques, d’incitation à l’innovation, de rappel de quelques principes communs.

Ces derniers sont notamment :
1. L’accompagnement à la persévérance de chacun a remplacé la sélection des meilleurs par la performance
2. Chacun y construit une culture susceptible de l’aider dans la conduite de son existence
3. On dote chacun des bases indispensables pour continuer à apprendre durant toute sa vie
4. On y favorise l’accès à la transdisciplinarité et à la pensée complexe (PASCAL et MORIN plus que DESCARTES)
5. L’école est ouverte sur le monde
6. Une autre place pour le monde professionnel
7. Moocs, tutoriels, réseaux d’échanges réciproques de savoirs modifient considérablement les modes d’apprentissages
[…]

N’oubliez pas :

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