Xavier FONTANET

Xavier FONTANET

La dette est une drogue, comment s’en sortir ? [extrait]

La mondialisation est une chance extraordinaire car elle offre des possibilités sans pareil de faire grandir les talents. Elle a cependant une exigence : être prêt à donner le meilleur de soi-même et aller au-devant des autres. Pour que cette expérience soit fructueuse, il faut être compétitif et s’entraîner. Les Français, leurs savants, leurs grands médecins, leurs artistes et leurs entreprises leaders ont montré la voie. Il faut tout simplement leur faire confiance et leur fournir un environnement qui conjugue liberté, concurrence et diversité. L’État, lui aussi, doit comprendre que sa compétitivité conditionne celle des entreprises et qu’il doit, s’il se considère au service de la société, se remettre en cause en fonction de la nouvelle donne mondiale.

Notre pays a un énorme potentiel, il peut à la fois apprendre des autres et leur apporter beaucoup. Depuis quarante ans, il perd des places dans tous les classements mondiaux. Retrouver une place digne est son challenge en ce début de XXIe siècle… D’où le régime « jockey » dont nous allons maintenant parler.

L’effrayant endettement public, conséquence de quarante ans de déficit, concomitant à l’étouffement de la croissance, sonne le glas de la pensée keynésienne et des politiques qu’elle a supportées. Il faut revenir au simple bon sens.

En s’appuyant (parce que ça les arrangeait) sur la pensée de ce grand économiste qu’était John Maynard Keynes, de nombreux hommes politiques ont justifié la dépense publique en expliquant que « le marché avait des limites et que ces limites devaient être comblées par l’État ». Or il devient évident que les pays qui croissent le moins vite sont ceux dont les États occupent une part du PIB supérieure à 50 %, principalement à cause des charges que cette politique fait peser sur les entreprises.

Un doute profond s’installe donc sur la pensée keynésienne et c’est bien. Je suis de ceux qui pensent que si Keynes revenait par miracle en ce bas monde, il passerait un formidable savon à ceux qui se sont recommandés de sa pensée. L’idée keynésienne est celle d’une relance à court terme dans une économie fermée. Appliquer ces idées à des politiques à long terme dans une économie qui s’est ouverte est une grossière erreur. Nous sommes en effet entrés depuis quarante ans dans une nouvelle ère ou la dynamique concurrentielle explique succès et échec pour les entreprises et les pays.

Il faut comprendre que toute entreprise, petite ou grande, est en permanence influencée par ses concurrents. Dans une ville moyenne, la brasserie, la pizzeria et le Sushi Shop® qui vient d’ouvrir sont en équilibre concurrentiel. Ce n’était pas le cas il y a quarante ans où seuls les avionneurs menaient des luttes concurrentielles mondiales, à l’époque l’automobile était encore un métier local. […]

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